Si les négociations internationales s'achèvent sur un constat d'échec à Rio, des perspectives sur le calendrier de négociation des objectifs du développement durable pour 2015 subsistent.

(©AFP / 25 juin 2012 19h11). Environnement: signaux inquiétants sur la politique du gouvernement

PARIS - Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) s'est dite lundi vigilante sur la politique environnementale du gouvernement, estimant que des signaux inquiétants avaient été envoyés sur les forages en Guyane, le nucléaire ou la pêche.

De retour du sommet Rio+20 de l'ONU sur le développement durable dont elle a déploré l'échec, l'ex-candidate à la présidentielle a souligné, lors d'une conférence de presse, qu'il fallait être sûrs que la décision sur les forages en Guyane qui envoie un signal inquiétant de la part du gouvernement, n'avait pas été prise sous l'injonction du lobby des pétroliers.

Dénonçant également l'autorité donnée à Areva sur l'uranium au Niger ou le signal très négatif sur la pêche, l'eurodéputée EELV a affirmé être vigilante sur l'avenir de la politique environnementale.

Il y a là un ensemble de présomptions menaçantes pour l'avenir des relations de partenariat entre socialistes et écologistes qui ne peuvent que réjouir la droite et les lobbies du nucléaire, du pétrole et de l'agriculture productiviste, avait-elle déjà écrit dans un communiqué depuis Rio ce week-end.

Se félicitant de l'existence d'un groupe écologiste à l'Assemblée, elle avait souligné qu'il ne faudrait pas que l'obtention de ce groupe soit considérée comme un solde de tout compte permettant de passer l'écologie par pertes et profits.

L'eurodéputée EELV Sandrine Bélier a de son côté mis l'accent sur la contradiction totale entre le discours de François Hollande à Rio et la poursuite des forages en Guyane. Est-ce que la feuille de route sera la même entre Delphine Batho et Nicole Bricq au ministère de l'Ecologie?, s'est-elle interrogée.

A leurs côtés, le sénateur EELV Ronan Dantec a tempéré ces propos, jugeant que les politiques publiques bougent comme un paquebot et qu'il fallait attendre l'année qui vient pour faire en sorte que des politiques structurantes aillent dans le bon sens.

Le débat énergétique est devant nous, a-t-il relevé. C'est à l'aune des politiques structurantes qu'on jugera l'action de la gauche au pouvoir, a-t-il ajouté, pas sur les décisions prises dans les jours suivant la mise en place du gouvernement.