Par Élisabeth BUREAU.  Ouest-France
 
Le collectif 44 = Breizh proposait une table ronde hier samedi 7 janvier, près de Nantes. C'était la première rencontre après l'adoption de l'amendement sur la réunification.
Table ronde« Qu'est ce qui bloque, qu'est ce qui débloque ? » Le thème de la table ronde proposée samedi 7 janvier par le collectif 44 = Breizh devait faire un état des lieux de la question de la réunification de la Bretagne. À un moment crucial, alors que l'amendement pris dans le cadre de la loi sur le référendum d'initiative populaire peut faire avance le dossier. 80 personnes ont assisté à ce rendez-vous près de Nantes où, effectivement, ont été passés en revue les points forts et faiblesses de ce dessein.

L'avis essentiel de la Loire-Atlantique

Remplaçant Gilles Denigot, ex-conseiller général EELV44, le sénateur nantais Ronan Dantec n'a pas usé de la langue de bois. En terrain conquis, il a clairement douté de la survie de l'amendement après le passage au sénat, prévu le 10 janvier. « Mais ce n'est pas grave, cet amendement a montré une démarche : demander aux habitants de la Loire-Atlantique de se prononcer ; dans quel espace régional veulent-ils évoluer. Tout découlera de cela ». Et les autres intervenants de s'interroger sur la position que prendra la nouvelle présidence du conseil général de Loire-Atlantique. Alors que l'ancien président Patrick Maréchal avait fait le déplacement pour assister à cette table ronde, lui, le farouche partisan de la réunification.

Un territoire à aménager

Pour Ronan Dantec, la présence de Nantes en Bretagne va plus loin que la logique historique. L'enjeu se situe aussi au niveau des villes et des besoins de contenir les développements. Pour lui, l'aménagement du territoire n'existe pas aujourd'hui sur ces territoires. Le redécoupage plus global permettrait aussi de prendre en compte cette question et de mettre fin à la compétition entre Nantes et Rennes.

Un consensus nécessaire

Sentant bien que la réunification peut avancer ces prochaines semaines, l'élu nantais n'a pas écarté un consensus nécessaire. « C'est pourquoi je condamne aussi les jets d'oeufs vers les gendarmes lors de la manifestation du 19 juin ». Pour lui, les vraies questions vont s'amorcer comme les choses avancent. « Il faudra bien trouver des terrains d'entente. »

Quelle question au référendum ?

Autre écueil. Si un référendum arrive à être présenté aux habitants de la Loire-Atlantique, quelle question sera posée ? Elle ne concernera que l'organisation à cinq départements avec la Loire-Atlantique en Bretagne ou comportera-t-elle une vision plus large sur l'avenir des Pays de la Loire ? Pas les mêmes enjeux.