Vous trouverez ci-dessous le courrier adressé par Frédéric Cuvillier, ministre des transports, au préfet de Loire-Atlantique et qu'il vient de nous transmettre en réponse au courrier que François De Rugy et moi-même lui avions adressé sur « l'après commission du dialogue » concernant le projet de Notre-Dame-Des-Landes.

C'est avec intérêt que je prends connaissance des éclaircissements apportés par le Ministre des transports, après une interview du Préfet de Loire-Atlantique qui nous apparaissait contradictoire avec les principes énoncés lors de la mise en place de la commission du dialogue, principes réaffirmés ce jour par François Hollande dans une interview au quotidien Ouest-France.

M'étant fortement engagé, en novembre dernier, sur la nécessité d'une démarche de médiation, je note qu'il y a dans ce courrier des réponses précises à un certain nombre de points (méthodologie de réévaluation de la
saturation de Nantes-Atlantique notamment) et je relève la volonté affirmée par l'Etat de confier l'animation de ce groupe de travail à une personnalité indépendante.

L'engagement de l'Etat de ne pas lancer les travaux sur le site tant que la faisabilité des mesures compensatoires ne serait pas démontrée était particulièrement important pour poursuivre dans le sens d'un apaisement sur le terrain.

Les divergences politiques des uns et des autres sur l'opportunité de ce projet sont connues, les commissions mises en place n'avaient pas vocation à y répondre. Mais la grande tension autour de ce projet s'est aussi nourrie d'absence d'échange et de confrontation autour de données
partagées. A cet égard, en précisant l'application des conclusions des commissions, la réponse apportée par l'Etat à notre interpellation va clairement dans le bon sens.

Ronan Dantec

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