5 résultats pour le mot-clé "réchauffement climatique"

  • 16 novembre 2015. Intervention de Ronan Dantec : "Sans accord ambitieux à Paris, nous ne pourrons construire au XXIème siècle un monde de paix"

    Intervention de Ronan Dantec sur la proposition de résolution visant à affirmer le rôle déterminant des territoires pour la réussite d'un accord mondial ambitieux sur le climat (rapporteur : Jérôme Bignon)

    M. le Président, mme la Ministre, m. le Rapporteur, mes chers collègues, sachant que vous avez été très nombreux à travailler sur cette proposition de résolution,

    Je devais, dans ces quelques minutes, souligner plusieurs points clefs de cette résolution, que le groupe écologiste soutient pleinement.

    Je voulais notamment remercier le rapporteur Jérôme Bignon, pour nous avoir proposé un texte qui dit clairement notre opposition collective à la poursuite des subventions aux énergies fossiles en France, symbole fort alors que ce sont toujours 10 millions de dollars par minute qui sont investis de par le monde, dans ces choix énergétiques, du charbon et du pétrole, investissements qui sont en train de priver d’avenir les jeunes générations de notre planète.

    Je voulais aussi rappeler les mentions, dans cette résolution, sur le rôle des collectivités territoriales, et il était important que le Sénat réaffirme que, sans cette approche territoriale, il est totalement impossible d’atteindre les objectifs mondiaux de résolution des émissions de gaz à effet de serre.

    C’était le message du Sommet mondial Climat et Territoires, soutenu par nombre des principaux acteurs non-étatiques mondiaux, et en tant que coprésident de ce Sommet, je ne peux que me féliciter que notre message soit ici renforcé.

    Mais depuis vendredi soir, recevoir la Conférence climat à Paris a pris d’autres dimensions.

    Je voudrais ici, comme d’autres avant moi, m’incliner devant les victimes de la barbarie, souvent de jeunes adultes, de jeunes parents. Nous leur devons de mettre toute notre énergie pour bâtir un monde apaisé, un monde de sécurité où l’avenir est ouvert à tous.

    La protection des personnes ne pourra jamais être garantie seulement par des lois de sécurité, aussi justifiées soient-elles. Sans action résolue sur toutes les causes des désagrégations sociales qui sont le terreau du terrorisme et de la barbarie, alors nous ne pourrons y arriver.

    J’ai déjà eu l’occasion de rappeler dans cet hémicycle qu’il était impossible d’expliquer l’émergence de Boko Haram sans les sécheresses et les migrations autour du lac Tchad, c’est une situation parfaitement documentée, et décrite dans ces mécanismes.

    On ne peut pas perdre de vue non plus les sécheresses à répétition en Syrie, qui ont provoqué un exode rural massif, fragilisant la société syrienne. On parle d’un million de personnes déplacées ces dernières années.

    Aussi redisons-le ici une nouvelle fois : sans accord ambitieux à Paris, crédibilisant un scenario de stabilisation du climat sous les 2°C, il est totalement illusoire de penser que nous pourrons construire au XXIème siècle un monde de paix, quels que soient les moyens militaires déployés. Le monde du dérèglement climatique est bien un monde de migrations massives et de foyers terroristes, soyons-en parfaitement conscients.

    La COP21 peut être l’occasion pour le monde civilisé, à travers ses dirigeants, de venir témoigner de son soutien à notre pays meurtri. Mais, s’ils ont pris la totale mesure de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, alors ils viendront d’abord à Paris avec des propositions réévaluées de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec des engagements de financement crédibles pour accompagner le développement, l’accès à l’énergie et l’éducation.

    Car redisons-le avec force, c’est bien le sous-développement et la faiblesse des systèmes éducatifs qui sont le terreau de l’obscurantisme, de ces sentiments d’injustice que des forces terroristes manipulent au service de leur fanatisme barbare.

    Sur cette question du financement, nous ne pouvons d’ailleurs être que déçus et inquiets des très faibles avancées du G20, qui augurent mal des négociations de la COP sur ce point. Or, sans crédibilité des propositions des pays riches sur le financement du développement et de l’adaptation, il y a un vrai risque d’absence d’accord à Paris.

    Répondre aux enjeux climatiques n’est possible sans s’appuyer sur les dynamiques des acteurs non-étatiques, associations, entreprises, collectivités, etc. C’était l’une des forces de cette COP21 à travers l’agenda des solutions, le Lima-Paris Action Agenda, de rappeler que l’action concrète est le socle de la réponse au défi climatique.

    Nous sommes, je vous l’avoue, inquiets concernant le maintien à Paris de cette dynamique. Nous comprenons, Mme la Ministre, les impératifs de sécurité qui s’imposent aujourd’hui aux autorités françaises. Mais cela ne doit pas empêcher que s’expriment ces volontés d’actions. Nous sommes à votre disposition, Mme la Ministre, pour étudier avec vous le bon équilibre.

    Ce soir, la Tour Eiffel scintille en bleu-blanc-rouge. Dans quelques jours, elle sera à nouveau aux couleurs de la COP et de la défense du climat, notre précieux bien commun. On la représente aujourd’hui comme un phare dans la nuit de l’obscurantisme. Demain, alimentée en énergies renouvelables, elle devra éclairer la voie pour un monde stoppant le dérèglement climatique et stabilisant par là-même un XXIème siècle qui ne doit pas se résoudre au tragique, et dire que coopération et responsabilités individuelles et collectives sont nos moteurs pour donner son sens à ce si beau mot de fraternité.

    Je vous remercie.

  • 23 septembre 2016. Nantes : Un sommet mondial pour le #climat

    Article de Presse 0céan dans lequel Ronan Dantec rappelle l'importance du rôle joué par les acteurs non-étatiques.

    Près de 2 500 acteurs du climat vont échanger à Nantes pour s'engager contre le dérèglement climatique. Deux mois avant la COP22 au Maroc, les acteurs de la société civile vont confronter leurs idées et leurs propositions. Du local et du mondial, du 26 au 28 septembre, à la Cité, centre des congrès de Nantes. « Il y a une vraie diversité des acteurs présents : acteurs économiques, ONG, entreprises... Et il y a une conviction commune : ce n'est sans doute à l'échelle des États, seuls en tout cas, mais d'abord sur les territoires, que le passage à l'action se fera », affirme Johanna Rolland, maire PS de Nantes.

    Réussir à mettre ensemble des ONG et des entreprises autour d'une cause commune, est un message fort selon Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique et conseiller municipal de Nantes, même « s'il y a un peu de méfiance ». « Quand les États sont eux-mêmes dans les dernières phases de négociation pour le climat, c'est important qu'ils sachent que la société civile mondiale a des points de consensus. Les États sont sensibles à ce que les acteurs non-étatiques portent dans les négociations. »

    Inscription jusqu'à ce vendredi pour les acteurs locaux sur www.climatechance2016.com

    A savoir : en marge du sommet, des animations ont lieu jusqu'au 27 septembre, comme cinq séances de films gratuits comme La glace et le ciel ce 23 sept. à Rezé, un forum énergie et habitat à l'hôtel de l'horticulture de Nantes le 24 sept, etc.

  • 26-28 septembre 2016. Climate Chance : Le sommet international des acteurs non-étatiques

    Climate Chance, sommet mondial des acteurs non-étatiques, qui se déroulera à Nantes, du 26 au 28 septembre prochain, s'annonce déjà comme un succès : à un mois de l’événement, plus de 1500 personnes inscrites et 60 nationalités représentées.
    Climate Chance est le plus grand rendez-vous de l'année et une dernière étape stratégique pour les acteurs non-étatiques avant la COP22 à Marrakech.

    De nombreuses personnalités participent à l'événement, notamment :

    Les deux championnes du climat : Hakima EL HAITE, ministre de l'environnement du Maroc et Laurence TUBIANA, ambassadrice chargée des négociations climatiques
    Ségolène ROYAL, présidente de la COP21, ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer
    Ou encore Hoesung LEE, président du GIEC.

    Vous trouverez ci-après les éléments d'information complémentaires, ci-joint ou en suivant les liens :
    - le dossier de presse de présentation du sommet
    - la présentation des 6 plénières
    - le programme complet du sommet
    - l'espace presse
    - le formulaire d'accréditation presse

  • 3 novembre 2014. Rapport du GIEC et réchauffement climatique : interview de Ronan Dantec sur Public Sénat.

    Entretien de Ronan Dantec sur la mobilisation pour le climat : "les gouvernements retardent toujours l'action alors que leurs opinions sont prêtes à l'effort".

    L'entretien est en ligne ici

    Réchauffement climatique : «François Hollande sera-t-il à la hauteur de l'Histoire ?»

    Le message des experts du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui ont publié dimanche une nouvelle étude sur le réchauffement climatique, est clair : il faut agir vite pour réduire les émissions de CO2, alors que les impacts du réchauffement se font de plus en plus sentir. La communauté internationale s'est fixée comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C. Pour cela les émissions de gaz effet de serre doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050. Une action possible sans compromettre la croissance, affirment les experts.

    Selon le sénateur Europe Ecologie-Les Verts de Loire-Atlantique, Ronan Dantec, « les gouvernements retardent toujours l'action alors que leurs opinions sont prêtes à l'effort ». Le vice-président de la commission du développement durable du Sénat reconnaît cependant que François Hollande est « mobilisé » en vue de la conférence climat qui aura lieu à Paris en 2015. Il souligne le rôle que peuvent jouer les collectivités et entend lutter contre le « climato-fatalisme ». Entretien.

    Le cinquième rapport du Giec appelle de nouveau à agir vite pour lutter contre le réchauffement. Peut-on faire bouger les choses ou l'inertie est-elle trop forte ?
    Je pense qu'aujourd'hui on a des politiques qui sont en retard sur les opinions publiques. Tout le monde est conscient de l'extrême gravité de la situation. On a sur la table un changement climatique qui est comparable à ce qu'on a connu entre la dernière glaciation et aujourd'hui. C'est quelque chose d'une brutalité telle que nos sociétés ne pourront s'adapter sans désordres sociaux. Les crises alimentaires vont être terribles. Je crois que tout le monde en est conscient mais les gouvernements retardent toujours l'action alors que leurs opinions sont prêtes à l'effort. Je continue d'espérer qu'à un moment dans nos démocraties on puisse bouger par le vote des électeurs et la prise de conscience. Je crois qu'on n'a pas que des raisons de se lamenter. Il y a une dynamique intéressante, notamment sur les énergies renouvelables.

    Pourquoi cette thématique n'est pas politiquement payante et n'est pas en tête des préoccupations des politiques ?
    C'est la vraie question. Je pense que les écologistes sont encore vus comme une force de contestataires un peu a la marge. Les électeurs ont le sentiment d'avoir à choisir entre des gens qui gèrent sans vision et des gens qui ont raison sur le fond mais qui sont toujours dans la contestation donc à qui on a du mal à donner les clefs de la gestion des affaires publiques. Il faut montrer qu'il y a une manière gestionnaire de s'occuper de la crise climatique.

    Je ne crois pas que les citoyens ne raisonnent que sur le temps court, que sur eux-mêmes. Tout le monde comprend que c'est l'avenir de nos enfants qui est en jeu. Mais il faut faire des efforts de pédagogie, expliquer les avantages secondaires, qu'il y a moins de pollution de l'air, que cela permet des créations d'emploi. On a encore un vrai problème pour raconter l'histoire.

    Quelles peuvent être les conséquences concrètes du réchauffement climatique ?
    Les exemples les plus évidents sont dans la recrudescence des crises liées aux pluies diluviennes qui sont des éléments du réchauffement climatique. On a eu beaucoup d'exemples récemment, et ça coute cher à la société française. Il y a d'autres éléments comme la baisse de la productivité céréalière dans la durée. Ou pour le vin, le réchauffement pose des problèmes techniques, avec des vins qui deviennent de plus en plus alcoolisés. Il y a aussi la monté des eaux peu à peu, qui veut dire que des zones littorales seront inconstructibles demain. Ça fera beaucoup de modifications. Et le changement climatique se traduira par des guerres aussi : guerre de l'eau, alimentaire, civile... C'est souvent par la faim que se déclenchent les crises.

    La conférence sur le climat se tiendra à Paris en 2015. Se dirige-t-on vers un accord international contraignant ?
    Honnêtement, la question n'est pas tant de savoir si on a un accord plus ou moins contraignant, qui restera théorique car il n'y a de police pour forcer les Etats, que la crédibilité du scénario. En temps que porte parole du réseau mondial de collectivités Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), j'ai déposé à New York, à l'ONU, un texte signé par des syndicats, des réseaux de villes, des acteurs de la société civile mondiale pour dire « on est prêt à faire l'effort ». Il faut voir à quoi correspond un accord qui permet de démultiplier l'action. Le climato-scepticisme n'existe quasiment plus mais il est un peu remplacé par le climato-fatalisme. Il faut lutter contre ça, montrer que chacun prend sa part à son niveau.

    Les collectivités locales peuvent-elles faire quelque chose pour lutter contre le réchauffement climatique ?
    A New York, on a présenté le Compact of mayors, dont l'idée est d'agréger à l'échelle mondiale la totalité de nos engagements à l'échelle locale. Par exemple, le plan climat de Nantes métropole, c'est un objectif de moins 50% d'émission en 2030. C'est possible d'agir sur le territoire, on connaît les réponses énergétiques et en terme de transports publics.

    Faites-vous confiance à François Hollande pour lutter contre le réchauffement climatique ?
    Je note que la France est toujours mobilisée, qu'il est au Canada pour en parler avec eux alors qu'ils sont un obstacle pour un accord. Je vois que Laurent Fabius est mobilisé aussi. François Hollande a un intérêt immédiat et de long terme à trouver un accord ambitieux. Je crois qu'aujourd'hui la France ne ménage pas ses efforts. Mais ce sera compliqué.

    La perspective d'un accord ne dépend pas que de François Hollande, mais si un accord était trouvé lors de la conférence climat à Paris, pensez-vous que cela pourrait redorer son quinquennat ?
    Dans un quinquennat où il est en difficulté, réussir et incarner un accord ambitieux ne pourra que lui être bénéfique. Mais ce n'est pas ça l'enjeu. C'est plutôt de répondre à une crise et François Hollande en a conscience. Mais en cas d'accord, ça me semble être un élément de nature à changer le bilan de son quinquennat.

    Ne craigniez-vous que la volonté de François Hollande se limite à un discours ?
    Le fait que Paris organise la conférence n'était pas dans l'accord passé avant 2012 entre les EELV et le PS. C'est très ambitieux. Ça va dans le sens d'une reprise du dialogue avec les écologistes, même si on est dans un moment extrêmement compliqué où on attend des réponses sur la crise du barrage de Sivens. La question est de savoir si François Hollande sera à la hauteur de l'histoire. C'est de savoir si l'accord de Paris engendre une dynamique forte d'action. Sinon, ça se traduira par des centaines de milliers de morts au XXIe siècle. Il a cette part de responsabilité, mais il n'est pas le seul.

     

  • 5 mars 2014. Tribune de parlementaires écologistes parue dans Le Monde : Eviter à tout prix Keystone XL, une « bombe à retardement climatique »

    En février, François Hollande et Barack Obama ont inauguré une nouvelle ère d'amitié et de coopération entre nos deux Républiques. Ensemble, ils ont appelé les autres pays à les rejoindre pour parvenir à un accord « ambitieux » afin d'endiguer le réchauffement climatique. Aujourd'hui, le secrétaire d'État américain John Kerry arrive à Paris en laissant sur son bureau à Washington un dossier aussi important pour l'Élysée que pour la Maison Blanche.

    La tribune directement sur le site du monde.

    Dans les jours qui viennent, John Kerry doit communiquer sa recommandation au président Obama : autoriser ou non la construction de l'immense oléoduc transfrontalier Keystone XL. Long de plus de 2 600 kilomètres, il transporterait chaque jour 830 000 barils du pétrole le plus polluant au monde du Canada au sud du Texas.

    Cette décision cristallise un débat houleux entre le secteur des hydrocarbures, qui cherche à défendre ses intérêts commerciaux, et nombre de scientifiques reconnus soutenus par une pléthore d'associations environnementales et de campagne. John Kerry – et Barack Obama – ne peuvent pas prendre cette décision à la légère. Elle aura des conséquences mondiales. Pour au moins trois raisons, François Hollande devrait soulever la question Keystone avec John Kerry lors de sa venue à Paris.

    LE CHAMP LIBRE AUX GRANDS POLLUEURS

    Tout d'abord, cet oléoduc transportera l'hydrocarbure le plus polluant du monde au moment même où la planète doit adopter des énergies plus propres. L'extraction du bitume émet environ 15 % de gaz à effet de serre de plus que le pétrole conventionnel. Même si nous ne pouvons pas arrêter le Canada dans sa course folle à l'extraction des sables bitumineux, nous pouvons envoyer un signal fort pour dire au monde que cette solution nous mène droit dans le mur. Le climatologue James E. Hansen, ancien de la NASA, nous a récemment mis en garde : si les réserves mondiales de sables bitumineux venaient à être entièrement exploitées, tous les efforts pour stabiliser le réchauffement climatique seraient réduits à néant.

    Ensuite, cette décision pourrait saborder un prochain leadership américain sur la question climatique. Alors que le monde entier doit se préparer à un nouvel effort pour parvenir à un accord en 2015 en France, autoriser Keystone XL enverrait un message clair aux autres pays et à l'industrie pétrolière : le business avant tout. Les plus grands pays pollueurs auraient alors le champ libre.

    Enfin, il existe d'autres solutions. Il est décisif de rediriger nos économies vers les énergies renouvelables et peu polluantes si nous voulons réorienter notre trajectoire ; ne pas dépasser les deux degrés de réchauffement sera alors possible. Alors que de plus en plus de pays font face aux conséquences du changement climatique et se plaignent du retard accumulé face aux défis d'une planète en plein réchauffement, de nombreux gouvernements font preuve d'un leadership ambitieux, et nécessaire.

    Alors pourquoi approuver un tel projet ? Le principal argument est celui de l'emploi. En France, nous savons à quel point il est essentiel de s'occuper des files d'attente devant Pôle emploi. Les Républicains américains avancent que Keystone pourrait donner lieu à 40 000 embauches. Obama, de son côté, annonce que Keystone apporterait 2 000 emplois pendant la construction, puis seulement « 50 à 100 emplois permanents dans une économie qui en compte 150 millions ». Or, ce sont des centaines de milliers d'emplois qui pourraient être créés grâce à la transition énergétique.

    SAUVER LA PLANÈTE

    Cette décision influera sur le réchauffement climatique du monde entier, sur des générations. Plutôt que de nous engouffrer dans l'impasse Keystone, nous devons emprunter un autre chemin : investir dans les énergies renouvelables et sortir le carbone de la vie économique, afin d'engager une transition énergétique mondiale.

    Le leadership franco-américain peut aboutir à un accord qui pourrait sauver la planète à Paris l'an prochain. Pour les États-Unis, la question Keystone est cruciale. Tant d'années d'abus et d'inaction ne laissent plus qu'une seule issue. François Hollande doit s'imposer comme chef de file pour s'assurer que tous les pays participant à la Conférence de Paris 2015 seront prêts à négocier, au lieu de rejouer l'échec retentissant de Copenhague.
    Keystone est une bombe climatique à retardement, que John Kerry peut désamorcer avant qu'elle n'éclate. Pour le bien de tous et de la planète.

    Barbara Pompili, Députée (EELV), Co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale - François de Rugy, Député (EELV), Co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, Vice-président du groupe d'amitié France-Etats-unis - Denis Baupin, Député (EELV), Vice-président de l'Assemblée nationale - Danielle Auroi, Députée (EELV), Présidente de la commission des affaires européennes, Vice-présidente du groupe d'amitié France-Etats-unis - François-Michel Lambert, Député (EELV), Vice-président de la commission Développement Durable et Aménagement du Territoire - Noël Mamère, Député (apparenté écologiste) - Eric Alauzet, Député (EELV) - Laurence Abeille, Députée (EELV) - Michèle Bonneton, Députée (EELV) - Isabelle Attard, Députée (apparentée écologiste) - Eric Alauzet, Député (EELV) - Jean-Vincent Placé, Sénateur (EELV), Président du groupe écologiste au Sénat - Ronan Dantec, Sénateur (EELV), Vice-président de la commission développement durable - Aline Archimbaud, Sénatrice (EELV) - Kalliopi Ango Ela, Sénatrice (EELV) - Esther Benbassa, Sénatrice (EELV) - Corinne Bouchoux, Sénatrice (EELV) - Jean Desessart, Sénateur (EELV) - Joël Labbé, Sénateur (EELV) - Hélène Lipietz, Sénatrice (EELV) - Yannick Jadot, Députée européen (EELV) - Corinne Lepage, Députée européenne (ALDE), ancienne ministre française de l'Environnement, fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21

     

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