QAG de M. DANTEC pour le groupe GEST au sénat.

À la veille de la COP de Belem, j’interroge Mme Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature sur la contradiction entre les priorités européennes pour la COP et la décision française de baisse de l’aide publique au développement. 

Monsieur le président,  

Mme la ministre,  

La COP de Belem sera la COP de l’accord sur le financement de l’action climatique mondiale ou ne sera pas. Le conseil de l’Union européenne du 21 octobre l’a d’ailleurs souligné ; je cite le communiqué officiel : “l’accent est mis sur l’importance de rendre les flux financiers compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris”.  

Mme la ministre, nous pourrions donc penser que vous allez à Belem avec des propositions fortes de renforcement des fonds dédiés, et particulièrement des aides au développement évoquées aussi dans cette même réunion européenne d’octobre pour accompagner les efforts d’adaptation. Je rappelle d’ailleurs que le conseil présidentiel pour les partenariats internationaux, présidé par Emmanuel Macron, qui définit les priorités de l’aide publique au développement de la France, APD. Ce conseil a fait en avril 2025 du financement des énergies renouvelables dans le monde, sa première priorité. Or, Mme la ministre, vous partez au Brésil avec un projet de loi de finance français qui est la contradiction absolue de cette urgence climatique. Moins 2,5 milliards, c’est la baisse en 2 ans de l’APD française, en intégrant les 700 millions de coupe prévue au PLF 2026.  

Mme la ministre, vous le dites vous-même, encore hier à Bruxelles, la priorité aujourd’hui est autant dans l’accompagnement des pays du sud sur la maîtrise de leurs émissions de Co2 que sur la réduction des nôtres. Or, cette réduction budgétaire ne permettra même pas à la France de respecter les engagements financiers qu’elle a pris lors des COP précédentes, par exemple sur le fonds vert pour le climat ou la biodiversité.  

Mme la ministre, ma question est donc simple : comment pouvez-vous alors assumer une telle contradiction ? 

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