M. le président,
M. le ministre,
Augmentation des quantités de pluie et du nombre de tempêtes l’hiver, renforcement des épisodes de sécheresse l’été, ce que nous vivons correspond très exactement à ce que les scientifiques nous avaient annoncé comme conséquences du changement climatique.
Nous ne sommes donc plus dans des phénomènes extraordinaires, mais dans la dure réalité du climat français des prochaines décennies, et cela n’ira malheureusement qu’en empirant.
Il faut tout d’abord maintenir l’ambition de la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, en faire une priorité de nos stratégies diplomatiques, car l’enjeu est mondial. L’avenir de l’agriculture française notamment se joue là et pas dans le maintien désespéré de modèles de production périmés.
Et puis il faut s’adapter. Le PNACC 3 qui vient d’être publié a la lucidité d’afficher une trajectoire de référence de +4° à la fin du siècle, qui donne l’idée des bouleversements à venir. Mais il faut agir à la hauteur de ce défi immense.
Deux questions, M. le ministre.
Tout d’abord, en écho au rapport publié hier par le Secours catholique sur les crises climatiques, nous savons que les catastrophes et l’après-catastrophe nourrissent les précarités. Aussi, allez-vous, M. le ministre, débloquer des moyens d’accompagnement des sinistrés à la hauteur du traumatisme ?
Avances de trésorerie, solutions de relogement, accompagnements psychologiques et dans les démarches vers les assurances ? Ce sont des besoins réels pointés par le Secours catholique qui ne seront pas réglés par le seul classement en catastrophe naturelle.
Ensuite, il y a l’action publique. M. le ministre, êtes-vous prêt à vous engager aujourd’hui à redonner au régime du fonds Barnier et à la prévention des risques ses moyens dédiés ? Il manque aujourd’hui au bas mot, 200 millions d’euros, payés par les assurés par les surprimes CatNat, pour la prévention des risques et détournés par Bercy vers le budget général. M. le ministre, il est urgent que cet argent revienne sur les territoires. Le Sénat l’avait d’ailleurs demandé en loi de finances. Votre réponse ici est très attendue.
